Les REER représentent-ils toujours le meilleur choix ?

3 jan 2019
Rencontre de couple afro-américain avec un conseiller financier

En matière de retraite, il existe une stratégie fiscalement avantageuse qui consiste à « combler la tranche d’imposition. » Cette stratégie est utilisée lorsque les fonds dans un régime enregistré d’épargne-retraite (REER) ou un fonds enregistré de revenu de retraite (FERR) seront éventuellement retirés lorsque vous serez dans une tranche d’imposition supérieure. L’idée consiste à retirer un montant de votre REER ou FERR de sorte que vous vous retrouviez à la limite supérieure de votre tranche d’imposition marginale actuelle. Vous n’aurez pas vraiment besoin de cet argent pour maintenir votre mode de vie à la retraite et vous l’investissez donc dans un compte d’épargne libre d’impôt (CELI) ou un compte non enregistré. Toutefois, les retraits que vous faites maintenant à un taux d’imposition inférieur vous permettent de payer moins d’impôts à long terme.

L’utilité de cette stratégie a incité certains investisseurs à remettre en question la valeur d’un REER par rapport à un compte non enregistré. Tous les retraits d’un REER ou d’un FERR sont imposables comme revenu au taux d’imposition marginal du particulier. Mais dans un compte non enregistré, les dividendes et les gains en capital bénéficient d’un taux d’imposition qui est fiscalement plus avantageux. En nous basant sur le taux d’imposition au moment du retrait, serait-il préférable d’investir dans un compte non enregistré ?

Les raisons qui expliquent pourquoi les REER l’emportent

Des experts financiers ont comparé le rendement après impôts des REER à celui de placements effectués dans des portefeuilles non enregistrés en supposant divers horizons temporels et diverses répartitions de l’actif, y compris des portefeuilles axés sur les actions. Tant que le montant de la réduction fiscale liée au fait d’avoir contribué à un REER est investie dans un compte non enregistré chaque année, ce sont les REER qui l’emportent sur les comptes non enregistrés.

Ce sont les avantages fiscaux qui sont l’élément clé du rendement des REER. Le fait que votre cotisation à un REER réduit votre revenu imposable représente un avantage déterminant par rapport au fait d’investir dans un compte non enregistré. En outre, les REER permettent à vos placements de dégager une croissance composée à imposition différée. Le report d’impôt a une incidence appréciable en matière du rééquilibrage de portefeuille. Imaginez qu’un investisseur qui approche l’âge de la retraite souhaite vendre ses placements en actions et acheter des placements à revenu fixe. Une telle démarche n’aurait aucune incidence fiscale dans un REER, mais dans un compte non enregistré celle-ci pourrait engendrer d’importants gains en capital.

Plus qu’une question de rendement

Les REER vous incitent également à investir régulièrement, car vos cotisations constituent une déduction fiscale importante chaque année. Et vous êtes moins susceptibles de puiser dans votre épargne-retraite lorsque les retraits sont imposables, qu’ils déclenchent une retenue d’impôt à la source et qu’ils provoquent la diminution de vos droits de cotisation.

À la retraite, il est plus avantageux d’investir dans un REER plutôt que dans un régime non enregistré. Les retraités âgés de plus de 65 ans peuvent transférer jusqu’à la moitié de leur revenu provenant d’un FERR à leur conjoint ou conjointe dont le revenu est plus faible, profitant ainsi du fractionnement du revenu pour réduire leur fardeau fiscal global.

Votre REER et votre CELI travaillent ensemble

Nous avons jusqu’à présent mis l’accent sur les REER par rapport aux comptes non enregistrés, car cette question a suscité beaucoup de débats, mais les CELI devancent eux aussi les placements non enregistrés. Les investisseurs devraient profiter au maximum de leur REER et de leur CELI avant d’investir dans un compte non enregistré. Les CELI vous permettent de ne payer aucun impôt sur le revenu d’intérêts, les dividendes et les gains en capital, et cela rend possible une croissance en franchise d’impôt dans le compte. En outre, les sommes retirées sont libres d’impôt et elles n’ont également aucune incidence sur l’admissibilité d’une personne retraitée aux prestations de Sécurité de la vieillesse.

Pour en revenir à notre point de départ, le fait de « combler la tranche d’imposition » consiste tout simplement en une stratégie fiscalement avantageuse qui ne reflète aucunement le rendement d’un REER par rapport à celui d’un compte non enregistré. Toutefois, il pourrait y avoir des cas exceptionnels où un particulier ferait mieux de choisir un compte non enregistré plutôt qu’un REER. Une telle situation pourrait survenir lorsqu’une personne qui approche l’âge de la retraite investit dans des actions et s’attend à se retrouver dans une tranche d’imposition plus élevée lorsqu’il ou elle retirera un revenu de retraite.

Veuillez communiquer avec nous si vous avez des questions ou des préoccupations au sujet de la façon dont vos cotisations actuelles ou futures sont réparties parmi vos comptes de placement enregistrés et non enregistrés.

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