Quelle direction devons-nous prendre

01 octobre 2020 • Élaboration du portefeuille

Alfred Lam, CFA, vice-président principal et directeur des placements
Marchello Holditch, CFA, vice-président et gestionnaire de portefeuille
Gestion d’actifs multiples CI

 

Les derniers mois ont été une période des plus inhabituelles de l’histoire, peu importe votre âge. Bon nombre de secteurs économiques mondiaux ont dû fermer et l’impact a été plus généralisé. Alors qu’on s’attend à ce que le produit intérieur brut (PIB) américain chute d’au moins 10 % cette année comparativement à 2019, le cours global des actions, comme mesuré par la capitalisation boursière de l’indice Russell 3000, est en hausse de 10 % en date du 1er septembre 2020.

 

Dépenses de la banque centrale et du gouvernement

 

Alors qu’on croyait avoir assisté à l’intervention la plus dramatique de la banque centrale pour lutter contre la crise financière mondiale en 2008-2009, la mesure prise cette fois-ci est de loin beaucoup plus dynamique. La Réserve fédérale (Fed) américaine a gonflé son bilan de trois trillions USD en seulement trois mois. Autrement dit, la banque centrale américaine a « imprimé » trois trillions USD à partir… de rien. La Fed n’est pas la seule à agir ainsi, alors que les principales banques centrales, notamment la Banque centrale européenne, la Banque d’Angleterre, la Banque du Japon, la Banque d’Australie et la Banque du Canada, ont adopté de pareilles stratégies.

 

Les gouvernements ont aussi dépensé de manière dynamique, y compris par le biais d’émission de chèques aux citoyens à titre de stimulant à l’économie, peu importe qu’ils soient admissibles ou non. Leur objectif visant à soutenir le prix des actifs par le biais de stimulants fiscaux et monétaires a été réalisé, mais, tout comme en 2009, la distribution d’une grande somme d’argent contre une quantité limitée d’actifs, dans une brève période de temps, a entraîné des cours plus élevés. Nous avons pu constater presque immédiatement l’impact sur les actions; les cours plus élevés reflètent la baisse de valeur des devises, alors que la valeur réelle des actifs n’a pas connu de hausse pendant la pandémie.

 

Tout est à vendre, mais à quel prix?

 

Il va de soi que cet argent ne s’est pas retrouvé à un seul endroit et n’a pas été réparti de manière égale partout. Imaginez un instant que la valeur de votre argent diminuera la minute suivante. Que feriez-vous? Vous décideriez d’acheter n’importe quel bien de première nécessité, à n’importe quel prix. Pourquoi à n’importe quel prix? Car vous n’avez pas le temps de prendre une décision. Cette façon de voir a mené les investisseurs à acheter massivement des actions de sociétés qui représentaient les plus pertinentes et évidentes à l’égard de notre style de vie; Apple Inc., Microsoft Corp., Amazon.com Inc., Facebook Inc. et Alphabet Inc. (Google). Ces actions se négocient maintenant à des cours élevés records, alors que leurs valeurs étaient déjà élevées avant la pandémie.

 

À titre d’exemple, Apple est la société la plus importante au monde avec une capitalisation boursière de plus de deux trillions USD. C’est plus que TOUTES les sociétés de l’indice composé canadien S&P/TSX. Son ratio cours/bénéfice est de 40, ce qui veut dire que vous payez 40 $ pour un dollar de gain futur, c.-à-d., 40 ans pour obtenir l’autosuffisance; pas fameux. Cependant, l’incertitude ou la surprise à la hausse est le taux de croissance. Si les gains d’Apple continuent à croître, ce ratio cours/bénéfice chutera et les investisseurs obtiendront l’autosuffisance bien plus tôt. On recense deux sources de croissance; d’abord, une croissance organique, alors qu’Apple continue d’élargir ses gammes de produits et d’accroître ses ventes; puis, l’inflation. Généralement lors d’une récession, les investisseurs actualisent les deux facteurs, mais pas cette fois-ci. Tim Cook, directeur général d’Apple, est peut-être génial, mais ce qui diffère cette fois-ci c’est l’intervention d’ampleur inégalée de la banque centrale. Nous disons souvent que les bonnes sociétés ne représentent pas nécessairement d’excellents investissements alors que la valeur représente un autre facteur. Les banques centrales ont maintenant écrasé le concept de valeur en investissant avec un flot de nouvelles sommes pourchassant les investissements à tout prix.

 

Et maintenant?

 

Alors, quelle direction devons-nous prendre? L’argent circulera à l’extérieur des zones de confort des investisseurs à la réouverture économique. Nous retournerons au travail ou aux études, nous voyagerons, consommerons non seulement pour les besoins de base, mais pour le plaisir, et plusieurs sociétés qui ont été négligées seront achetées. Le moment de cette transformation est incertain, mais la probabilité est élevée. Lorsque cela se produira, nous assisterons à un déploiement en trois phases :

 

  1. Au cours de la première phase, les investisseurs favoriseront la certitude. La certitude est plus élevée lorsque le potentiel de croissance est supérieur, alors que les sociétés qui vont en s’amenuisant sont moins certaines et sont évitées.
  2. Alors que nous surmontons la peur, les investisseurs constateront que la combinaison de faibles coûts d’emprunt et d’une croissance économique récompense l’effet de levier. Examinez les intérêts dans l’immobilier et l’augmentation des fusions et acquisitions.
  3. Enfin, lorsque nous reprendrons un style de vie de « nouvelle normalité », les sociétés qui sont évitées en raison d’un potentiel incertain auront une croissance supérieure alors que les économies à la hausse profiteront à tous, et les équipes de gestion exécuteront des stratégies de reprise.

 

Actuellement, nous sommes probablement dans la deuxième partie de la première phase. Cela signifie que la croissance est toujours favorable, mais que certains investissements commencent à être coûteux alors que la croissance est déjà reflétée dans les prix. C’est le temps de songer à entreprendre une transition, mais aussi à faire preuve de prudence alors qu’il reste de nombreuses composantes. La découverte d’un vaccin est incertaine et les économies pourraient devoir fermer à nouveau. Les banques centrales pourraient à nouveau libérer des sommes d’argent, et la course pour acquérir des actions referait alors surface. Les investisseurs doivent demeurer habiles et ne pas s’exposer exagérément. En fin de compte, les marchés boursiers ne constituent pas les nouveaux casinos.

 

Voici les 15 principaux avoirs en actions, au 31 août 2020, du portefeuille standard 40r60a Évolution avec une exposition de style alpha :

1 Sept 2020 PC

 


 

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